Le réseau Asalée, né dans les Deux-Sèvres il y a plus de vingt ans, s’inscrit comme un véritable pilier de la santé publique en milieu rural. Ce programme de santé coordonne plus de 2 000 infirmières aux côtés des médecins généralistes pour renforcer la prévention et l’accompagnement des patients chroniques. Aujourd’hui, la décision de la Cnam de cesser le financement des loyers menace la disparition de ce dispositif et soulève de vives inquiétudes au sein des professionnels de la médecine générale.
L’article en bref
Le programme Asalée, pilier de la prévention en milieu rural, risque de s’éteindre faute de soutien financier. Retour sur les enjeux, les conséquences et les pistes pour sauver ce réseau essentiel.
- Origine dans les Deux-Sèvres : Lancement en 2003 pour pallier la désertification médicale.
- Rôle clé en santé publique : 2 000 infirmières dédiées à la prévention et au suivi.
- Financement menacé : La Cnam abandonne le forfait loyer au 31 décembre.
- Perspectives de résilience : Mobilisation des élus et alternatives financières étudiées.
Sauver Asalée, c’est préserver un accès équitable aux soins et à la prévention.
Les enjeux du programme Asalée pour la médecine générale rurale
Conçu pour renforcer l’offre de soins de santé dans les zones sous-dotées, Asalée permet aux médecins de se concentrer sur les diagnostics et aux infirmières de conduire des consultations dédiées à l’éducation thérapeutique. Un bon objectif : limiter les hospitalisations évitables et améliorer la qualité de vie.
Chaque patient bénéficie d’une prise en charge globale, où l’écoute est primordiale. Un bon diagnostic commence toujours par une bonne écoute.

Les conséquences d’un retrait de financement par la Cnam
La décision de la Cnam de ne plus financer les loyers des locaux impacte directement la stabilité du réseau. Faute de prise en charge, plusieurs maisons de santé pourraient fermer leurs portes ou réduire drastiquement leurs activités.
La disparition du financement risque d’entraîner :
- Déplacement accru des patients vers les centres urbains
- Retard dans les dépistages systématiques (diabète, hypertension)
- Augmentation des coûts hospitaliers par complications non prévenues
- Charge supplémentaire pour les médecins généralistes locaux
- Démotivation et départ des infirmières spécialisées
Impact sur la prévention et les soins de santé
En interrompant un dispositif centré sur la prévention, on prend le risque de voir réapparaître des pathologies évitables. La prévention est souvent le meilleur des traitements. Sans infirmières Asalée, le suivi des patients chroniques sera moins régulier, et la coordination des soins plus complexe.
Face à ce constat, les professionnels alertent sur la fragilité d’un système qui dépend entièrement d’un forfait unique.
Initiatives pour assurer la pérennité du programme
Plusieurs pistes sont déjà à l’étude pour combler le retrait de la Cnam :
- Création de partenariats avec les collectivités locales
- Lancement d’un financement participatif solidaire
- Intégration d’Asalée dans les expérimentations nationales de santé durable
- Appel à un ajustement du forfait pour inclure les coûts immobiliers
Vous avez le droit de poser des questions. Mieux : c’est essentiel pour construire un modèle de financement partagé.
Propositions de la communauté médicale et des élus
Des députés issus des régions rurales ont déjà déposé plusieurs amendements pour garantir un budget spécifique. Les syndicats de médecins plaident pour un mécanisme mixte, où l’assurance-maladie, les conseils départementaux et des fondations privées cofinanceraient Asalée.
Chaque patient a sa propre histoire : la médecine ne peut être standardisée. Les porteurs de ce projet espèrent ainsi maintenir un équilibre entre rigueur scientifique et relation humaine.
Qu’est-ce que le programme Asalée ?
Un dispositif national d’infirmières en lien avec les médecins généralistes, né dans les Deux-Sèvres, visant à renforcer la prévention et le suivi des patients chroniques.
Pourquoi la Cnam retire-t-elle le financement ?
La Cnam a décidé de ne plus couvrir les loyers des locaux professionnels, évoquant une révision du forfait infirmier jugé trop onéreux.
Quels impacts pour les patients ?
Risque d’allongement des délais de consultation, diminution des dépistages et surcharge des médecins de secteur.
Quelles solutions pour sauver Asalée ?
Propositions de cofinancement local, financement participatif et ajustement du forfait national pour inclure les frais immobiliers.
Comment s’impliquer ?
Contacter ses élus, soutenir les campagnes de financement solidaire ou rejoindre les associations locales pour promouvoir Asalée.



