En 2026, le gouvernement français a engagé la migration du Health Data Hub hors de l’infrastructure de Microsoft vers un cloud souverain européen qualifié SecNumCloud. Cette décision vise à renforcer la souveraineté numérique et la protection des données de santé de chaque citoyen.
L’article en bref
Une plateforme de données de santé plus sûre pour restaurer la confiance des patients et soutenir la recherche.
- Sélection d’un opérateur européen qualifié: Migration vers un cloud SecNumCloud pour exclure les lois extra-territoriales.
- Calendrier de l’appel d’offres: Lancement en février, attribution prévue fin mars 2026.
- Protection renforcée des données: Chiffrement, accès restreint et audits réguliers.
- Recherche en santé numérique stimulée: Meilleure fiabilité et accès à long terme aux données.
Cette transition promet une plateforme plus souveraine et fiable pour la santé de tous.
Sélection d’un cloud souverain pour le Health Data Hub
Le choix initial de Microsoft pour héberger la Plateforme de données de santé avait suscité des réserves de la CNIL et freiné l’utilisation des données. Début février, l’État a lancé un appel d’offres destiné aux opérateurs labellisés SecNumCloud, qui garantit l’absence de lois extra-européennes.
Parmi les candidats figurent OVH, Cloud Temple et Sens (Thales). La décision finale interviendra d’ici fin mars 2026, selon les ministères de la Santé, du Numérique et de la Transformation de l’État.
Ce transfert marque une étape importante pour la santé numérique en garantissant l’indépendance et la confiance nécessaires à l’exploitation des dossiers médicaux.
Protection des données de santé et confiance des patients
Face aux risques d’intrusion des autorités non-européennes, l’ancienne ministre du Numérique avait déjà annoncé l’enclenchement d’un appel d’offres en avril 2025. La CNIL n’accordait jusqu’alors son feu vert qu’à des transferts limités et temporaires.
Pour le Dr Martin, épidémiologiste fictif, cette évolution est une bouffée d’air frais. Ses recherches sur les hospitalisations liées au diabète reprennent sans crainte de fuite ou d’accès non autorisé.
- Chiffrement des données au repos et en transit
- Authentification forte des utilisateurs
- Journalisation et audits indépendants
- Serveurs hébergés exclusivement en Europe
Un bon diagnostic commence toujours par une bonne écoute. Vous avez le droit de poser des questions. Mieux : c’est essentiel.

Impacts pour la recherche en santé numérique
Le Health Data Hub constitue une mine de données longitudinales pour les études épidémiologiques et l’innovation thérapeutique. Avec un hébergeur européen, les projets peuvent désormais évoluer sans la contrainte de restrictions géopolitiques.
Les équipes de l’Institut Pasteur, comme celles du Dr Martin, pourront exploiter plus facilement les cohortes anonymisées pour développer des algorithmes de prédiction. Cette dynamique profite à l’ensemble de la recherche en health information exchange, où l’interopérabilité et la sécurité vont de pair.
Les données deviennent plus accessibles et fiables, tout en garantissant la confidentialité des patients.
Enjeux de la sécurité informatique en santé
Garantir la sécurité des données de santé suppose des mesures techniques et organisationnelles robustes. Le label SecNumCloud impose notamment :
- Infrastructure isolée physiquement sur le sol européen
- Chiffrement avancé avec gestion locale des clés
- Contrôles d’accès basés sur les rôles et l’authentification multi-facteurs
- Tests d’intrusion et audits réguliers par des tiers indépendants
- Plan de continuité et de reprise d’activité en cas d’incident
Ces garanties répondent aux préconisations de la HAS et renforcent l’architecture globale du Health Data Hub. Chaque patient peut ainsi envisager ses futurs soins avec sérénité.
Pourquoi le Health Data Hub change-t-il d’hébergeur ?
Le choix de Microsoft exposait les données à des lois extra-territoriales. La migration vers un opérateur SecNumCloud assure une protection exclusivement européenne.
Qu’est-ce que le label SecNumCloud ?
Il s’agit d’une qualification de l’ANSSI qui garantit l’hébergement et la gestion des données sur le territoire européen, sans influence de législations non-européennes.
Quel calendrier pour cette migration ?
L’appel d’offres a débuté début février 2026 et l’attribution du marché est attendue fin mars 2026.
Quels bénéfices pour la recherche ?
Accès à des jeux de données plus complets et fiables, confiance renforcée des patients, et développement d’outils d’intelligence artificielle en santé.
Comment les patients sont-ils informés ?
Toute personne peut contacter son médecin ou consulter les ressources officielles. La transparence sur le traitement des données est un engagement fort.




