La France renforce son positionnement international en structurant une stratégie de recherche One Health coordonnée. Plusieurs agences scientifiques, telles que ANSES, Inserm et INRAE, unissent leurs expertises pour prévenir les crises sanitaires à l’interface de la santé humaine, animale et environnementale.
Cette dynamique s’appuie sur des programmes de surveillance participative et des échanges de données optimisés, tout en intégrant les retours d’expérience des projets pilotes dans les Outremers.
L’article en bref
Découvrez comment la recherche française organise sa gouvernance, ses données et ses terrains d’expérimentation pour une approche One Health pleinement opérationnelle.
- Gouvernance renforcée : Création d’une task force interinstitutions
- Interopérabilité des données : Processus de FAIRisation engagé
- Territoires ultramarins ciblés : Adaptation aux spécificités locales
- Calendrier concerté : Premiers rendus attendus fin de l’année
Une stratégie conçue pour passer rapidement des recommandations à l’action.
Les fondations d’une gouvernance One Health coordonnée
Depuis la mise en place de la stratégie nationale santé 2023–2033, les directions de l’Institut Pasteur, de Sanofi et du Cirad ont contribué à cadrer le avenir durable de la recherche One Health en France.
- Nomination d’une task force interministérielle coordonnée par ANSES.
- Implication des agences Inserm et INRAE dans les comités de pilotage.
- Concertation avec les acteurs de la santé animale, dont l’ONIRIS.
- Partage de missions opérationnelles avec l’École Vétérinaire d’Alfort.
Briser les silos institutionnels
La collaboration entre équipes cliniques et vétérinaires se formalise via des partenariats hybrides. Vous y gagnez une vision plus complète des risques zoonotiques.
- Groupes de travail communs entre Institut Mérieux et universités.
- Plateforme d’échanges inspirée de la plateforme IA pour l’anticipation.
- Ateliers réguliers pour ressourdre les freins culturels et techniques.
- Formalisation de procédures partagées pour les urgences sanitaires.

Des données intégrées pour détecter tôt les menaces
La fragmentation des bases de données entrave la détection précoce des maladies émergentes. Vous devez disposer d’indicateurs cohérents et actualisés.
- Inventaire des sources de données humaines, animales et environnementales.
- Identification des points de rupture dans la chaîne de collecte.
- Évaluation des protocoles de sécurité et de confidentialité.
- Intégration des retours des référentiels de bonnes pratiques.
FAIRisation et partage sécurisé
Le processus de FAIRisation garantit que les ressources sont faciles à trouver, accessibles, interopérables et réutilisables.
- Standardisation des formats de données selon les recommandations internationales.
- Mise en place de référentiels communs et d’API sécurisées.
- Accès progressif aux données pour les équipes de terrain.
- Suivi régulier via un rapport annuel sur la protection des données.
Focus sur les territoires ultramarins vulnérables
Les Outremers regroupent cinq hotspots de biodiversité où les changements climatiques et l’expansion des vecteurs modifient le risque sanitaire.
- Suivi de l’expansion du moustique-tigre par des équipes du Cirad.
- Contributions de l’Institut Pasteur aux programmes de vaccination aviaire.
- Stratégies de surveillance participative inspirées de l’initiative citoyenne.
- Plan de résilience climatique élaboré en collaboration avec l’Université de Lyon One Health.
Enjeux climatiques et santé locale
À La Réunion, ONIRIS et l’École Vétérinaire d’Alfort analysent l’impact des inondations sur la transmission de la leptospirose.
- Cartographie des zones inondables et des réservoirs animaux.
- Protocoles d’alerte rapide pour les services de santé et d’environnement.
- Campagnes d’information menées avec Sanofi et Institut Mérieux.
- Évaluation des bénéfices financiers dans le rapport annuel des unités sanitaires locales.
Qu’est-ce que la FAIRisation des données ?
La FAIRisation est le processus visant à rendre les données faciles à trouver, accessibles, interopérables et réutilisables par les chercheurs et les systèmes automatisés.
Comment la France coordonne-t-elle One Health ?
Une task force réunissant ANSES, Inserm, INRAE et d’autres organismes officiels pilote la stratégie depuis la stratégie nationale santé 2023–2033.
Pourquoi cibler les Outremers ?
Ces territoires concentrent des biodiversités uniques et sont particulièrement vulnérables aux changements climatiques et à l’expansion des vecteurs épidémiques.
Quel rôle joue l’open data ?
Le partage standardisé et sécurisé des données renforce la détection précoce des risques et améliore la réactivité des politiques publiques.
Comment suivre les avancées de la stratégie ?
Les premiers rendus du groupe de travail seront publiés en fin d’année, avec un document stratégique attendu sous deux à trois ans.







