La récente publication de l’Agence régionale de santé Occitanie met en lumière cinq zones prioritaires dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales, où l’accès aux soins reste fragile. De la montagne noire aux vallées du Haut-Vallespir, ces territoires font face à un vieillissement rapide de la population et à des départs en retraite massifs parmi les praticiens. D’ici fin 2025, une mesure de solidarité territoriale sera déployée pour renforcer l’offre de soins grâce à l’implication des médecins volontaires, des internes de médecine générale et du soutien des instances comme la Mutuelle Générale ou la Caisse Primaire d’Assurance Maladie.
🕒 L’article en bref
L’ARS Occitanie a identifié cinq zones prioritaires dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales où l’accès aux soins est menacé, et prépare une stratégie de solidarité territoriale pour renforcer la présence médicale d’ici 2025.
- ✅ Zones critiques : Haut-Vallespir, Pyrénées audoises, Limouxin, Montagne noire, Piège Lauragais
- ✅ Critères retenus : manque de médecins, retraites, éloignement hospitalier
- ✅ Plan d’action : médecins volontaires, internes et dispositifs financiers
- ✅ Engagement local : élus, hôpitaux et assurances mobilisés pour fin 2025
📌 Ces mesures visent à réduire les déserts médicaux et à assurer une prise en charge équitable pour tous les habitants de ces territoires fragilisés.
Cartographie des zones sous-denses en Aude et Pyrénées-Orientales
Sur la nouvelle carte de l’ARS Occitanie, quatre secteurs de l’Aude et un des Pyrénées-Orientales apparaissent en rouge : Haut-Vallespir, Pyrénées audoises, Limouxin, Montagne noire et Piège Lauragais Malepère. Ces territoires sont considérés comme des déserts médicaux où les besoins de santé vont croître avec le vieillissement démographique.
Critères d’identification des zones prioritaires
La sélection a reposé sur la collaboration entre l’ARS, les élus et les préfets, en s’appuyant sur les données de Santé publique France et de l’Institut national de la statistique. Les principaux paramètres retenus étaient :
- Le ratio médecins généralistes / population
- Le nombre de départs en retraite estimés d’ici 2027
- L’éloignement des principaux centres hospitaliers (Hôpital de Carcassonne, Centre Hospitalier de Perpignan, Groupe Hospitalier du Sud de l’Aude)
- Les indicateurs de morbidité locale, tirés notamment des rapports de Santé mondiale et d’une enquête de population.
La mise en évidence de ces fractures territoriales souligne l’urgence d’une action concertée pour éviter la détérioration de la prise en charge.
Actions de solidarité territoriale
Pour combler ces zones sous-denses, l’ARS va proposer aux médecins généralistes volontaires de se rendre disponibles sur une partie de leur temps. Les dispositifs incluent :
- La mise à disposition de locaux adaptés (maisons de santé, centres de santé) identifiés avec les élus
- Le renfort par des internes de 4ᵉ année de médecine générale
- Un dispositif de tiers-payant élargi grâce au partenariat entre Eovi Mcd, Allianz Santé, Axa Santé et la Caisse Primaire d’Assurance Maladie
- Un soutien logistique et financier de la Mutuelle Générale et du Groupe Pasteur Mutualité

Déploiement des internes et renforts
Les internes apporteront un appui essentiel, notamment pour le suivi des patients chroniques. Ce système, déjà testé dans le Vaucluse (maison-santé Vaucluse), vise à garantir une continuité de soins, tout en formant les futurs praticiens à la médecine de territoire.
Cette mesure innovante s’inscrit dans le cadre plus large du Global Sanitation Fund et des démarches de valorisation de la prévention, évoquées lors de la Journée nationale de la vaccination polio.
Phrase-clé : La prévention est souvent le meilleur des traitements.
Engagement des acteurs locaux pour fin 2025
Le délégué départemental de l’ARS Aude, Xavier Crisnaire, mobilise élus et professionnels pour définir les futurs lieux d’exercice : cabinet médical, maison de santé pluriprofessionnelle ou centre hospitalier. L’objectif est d’accueillir les premiers médecins fin 2025.
Partenariats et accompagnement local
La solidarité entre praticiens est déjà solide dans l’Aude : remplaçants, titulaires et hôpitaux se coordonnent. Les points d’appui seront :
- Le soutien de l’Hôpital de Carcassonne, du Centre Hospitalier de Perpignan et du Groupe Hospitalier du Sud de l’Aude
- La coordination avec les programmes de lutte contre le tabac (jeunes lutte antitabac) et d’information sur les symptômes d’une crise cardiaque chez les femmes
- Le recours aux référentiels de la HAS et aux outils de l’évaluation des pesticides pour préserver la santé environnementale
Phrase-clé : Chaque patient a sa propre histoire : la médecine ne peut être standardisée.
FAQ
- Qu’est-ce qu’une zone sous-dense ? Une zone sous-dense est un territoire où le ratio médecins/patients est inférieur à 1 pour 1 500 habitants, entraînant des délais prolongés pour un rendez-vous.
- Comment bénéficier des renforts ? En s’adressant à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie ou aux maisons de santé locales, vous pouvez connaître les plages de consultation des médecins volontaires.
- Quel rôle pour les assurances santé ? Allianz Santé, Axa Santé et Eovi Mcd assurent le tiers-payant généralisé, tandis que la Mutuelle Générale et le Groupe Pasteur Mutualité participent au financement de la formation.
- Les internes sont-ils qualifiés pour suivre des malades chroniques ? Oui, dès la 4ᵉ année, ils suivent un cursus validé par la spécialité médecine générale, sous supervision d’un tuteur.
- Où trouver des informations officielles ? Les sites de Santé publique France, de l’ARS Occitanie et les guides de la HAS offrent des ressources fiables et à jour.





