Depuis le début de 2025, la suspension de l’aide américaine a privé la Somalie de ressources essentielles. Huit hôpitaux, quarante centres de santé primaires et plus de 300 centres nutritionnels ont cessé leurs activités, affectant 21 districts dans neuf régions. Cette coupure fragilise un système de santé déjà sous pression, dans un contexte de sécheresse sévère et de malnutrition galopante.
Les coupures budgétaires impactent non seulement les soins généraux et la vaccination, mais menacent aussi la survie des plus vulnérables. Plus de 350 000 personnes ont perdu l’accès aux cliniques mobiles, près de 8 000 femmes et enfants risquent des complications graves, et 11 000 petits patients risquent de ne pas recevoir leur traitement pour malnutrition aiguë.
L’article en bref
La fin des financements américains met en péril l’accès aux soins et à la nutrition de milliers de Somaliens, alors que la sécheresse aggrave la crise.
- Fermetures coordonnées : 8 hôpitaux et 40 centres primaires suspendus.
- Nutrition en déclin : 300 centres fermés, traitement réduit de 25 %.
- Population isolée : 350 000 personnes privées de cliniques mobiles.
- Besoins urgents : 23 M$ nécessaires pour maintenir les services.
Une mobilisation internationale renforcée est cruciale pour éviter une catastrophe sanitaire.
Fermetures massives en Somalie : un système de santé fragilisé
Les données de l’OCHA montrent que les coupures américaines ont entraîné :
- 8 hôpitaux mis à l’arrêt, dont la maternité de Jowhar.
- 40 centres de santé primaires fermés, comme Ceel-Waaq dans le Gedo.
- 16 équipes mobiles interrompues, privant 350 000 personnes de soins.
- 300 centres nutritionnels suspendus, gérés jusque-là par l’UNICEF et Action contre la Faim.
Cette situation survient dans une région ravagée par la sécheresse, où 2,5 millions de personnes dépendent de l’aide humanitaire.

- Les coupures affectent l’accès à la vaccination contre la polio et le choléra.
- Plus de 8 000 personnes perdent un suivi médical régulier.
- L’interruption complique le diagnostic rapide des infections.
Un tel effondrement accentue la mortalité maternelle et infantile. L’Organisation mondiale de la santé souligne le risque d’une résurgence des épidémies evitables.
Chute des financements américains et conséquences
Les donations de l’USAID ont baissé de 80 %, forçant la fin de nombreux projets d’ici décembre 2025.
- Réduction de 60 % du programme d’alimentation thérapeutique complémentaire.
- Pic d’admissions à 40 000 enfants dans le programme thérapeutique ambulatoire en mai.
- Stocks alimentaires thérapeutiques prévus jusqu’en novembre 2025 uniquement.
Sans nouveaux financements, l’accès aux soins primaires d’urgence s’arrêtera. Médecins Sans Frontières et CARE alertent sur l’ampleur de la crise.
Ce constat invite à repenser le financement public de la santé et à renforcer la coordination entre acteurs humanitaires.
Conséquences sur la santé des mères et des enfants
La fermeture de l’hôpital de Rabdhure prive les femmes enceintes des soins obstétriques de base.
- Hausse attendue de la mortalité maternelle et infantile.
- Risque de malnutrition aiguë sévère non traitée pour 11 000 enfants.
- Propagation accrue de maladies diarrhéiques et respiratoires.
Save the Children et la Croix-Rouge alertent sur la détérioration du statut nutritionnel des tout-petits. Un bon diagnostic commence toujours par une bonne écoute.
Réponse humanitaire et besoins urgents
Pour maintenir les services, les agences onusiennes réclament 23 millions de dollars supplémentaires.
- L’UNICEF et PAM (Programme Alimentaire Mondial) préparent des distributions ciblées.
- Action contre la Faim et Oxfam mettent en place des cantines thérapeutiques.
- L’International Rescue Committee renforce la formation des personnels locaux.
La stratégie revue pour 2025 vise désormais 1,3 million de personnes, contre 4,6 millions initialement. La mobilisation doit dépasser 16 % de fonds obtenus.
Il est essentiel de promouvoir les bonnes pratiques de prévention en santé et de soutenir le concept One Health pour une approche durable.
Actions recommandées pour renforcer la résilience
- Coordonner ONG et gouvernements via des groupes de travail, comme suggéré dans la protection des experts.
- Investir dans des centres communautaires modèles, à l’image du centre de Saint-Omer.
- Intégrer la mission panafricaine cérébrale pour renforcer la gouvernance sanitaire.
Chaque patient a sa propre histoire : la médecine ne peut être standardisée. La prévention est souvent le meilleur des traitements.
Questions fréquentes
- Pourquoi ces fermetures ?
Le retrait des fonds de l’USAID a rendu impossible le maintien des opérations dans de nombreux établissements.
- Qui assure encore des cliniques mobiles ?
CARE et Médecins Sans Frontières tentent de maintenir quelques équipes, mais les moyens sont très réduits.
- Quel est le risque pour la malnutrition ?
Sans centres nutritionnels, les cas de malnutrition aiguë sévère augmentent, avec un danger de mortalité élevé.
- Comment aider les populations ?
Les donateurs peuvent soutenir l’UNICEF, Action contre la Faim et le PAM pour financer les programmes d’urgence.
- Quel rôle pour la communauté internationale ?
Renforcer la coordination via l’Organisation mondiale de la santé et l’International Rescue Committee est vital pour optimiser les ressources.







